Amour du pouvoir ou pouvoir de l'amour ???


Nous attendons avec impatience le moment où le pouvoir de l’amour remplacera l’amour du pouvoir. Alors notre monde connaitra les bienfaits de la paix… William E. Gladstone


Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Matthieu 20. 25 & 26


Rendue célèbre par Jimi Hendrix, la déclaration de William E. Gladstone interpelle, dérange ou fait rêver. Nous pouvons la classer dans les belles citations utopiques, la proposer pour un discours de Miss France, ou tout simplement la rejeter, et pourtant…

Nous venons de célébrer la naissance de celui qui est venu implanter dans les cœurs un invisible Royaume qui transcende les frontières, les cultures, le temps et les clivages sociaux.

Le Fils du Tout-Puissant, celui qui aurait pu prétendre, prendre les rênes du monde, le seul qui aurait eu toute légitimité pour régner sur notre pauvre monde et — par la force si nécessaire — juguler les forces du mal, a choisi le chemin de la non-puissance. Il s’est volontairement déshabillé de tout pouvoir qui aurait pu le placer au-dessus d’un simple humain.

Fragile, vulnérable, sans armée, sans soutien politique, sans fortune, sans amis riches et puissants, il a défriché un chemin nouveau, un étroit sentier, sinueux de surcroit, qu’il a parcouru pas à pas pour parvenir… à la mort. Une mort honteuse, injuste, cruelle, mais une mort acceptée qui était le germe d’une énergie nouvelle, d’une puissance insoupçonnée, d’un pouvoir infini, celui de l’amour qui s’offre. Et ce n’est pas par hasard ou par un effet de style poétique si ce même Enfant-Dieu, né discrètement dans la paille est aussi nommé par les antiques prophéties : Le Prince de Paix.

Pour nous les humains, le chemin de la paix passe par la guerre, la domination, le nivellement au standard défini par les puissants. La fameuse Pax Romana n’était rien d’autre que l’asservissement des peuples vaincus par les vainqueurs, une paix conservée à la force du poignet, par des milliers de poignets armés de lames de métal affutées.

Deux mille ans et des poussières plus tard rien n’a changé ; que ce soit par l’économie, par les armes ou par l’asservissement idéologique, la guerre poursuit ses ravages, et l’amour du pouvoir, bien qu’essentiellement concentré dans un nombre de plus en plus restreint de potentats, gouverne encore et toujours notre planète malade.


Mais il y a pire, un rapide regard en arrière sur l’histoire de ce que l’on appelle l’église, nous montre qu’une terrible trahison a eu lieu. Ceux qui devaient être les ambassadeurs du pouvoir de l’amour qui libère, sont devenus eux aussi des serviteurs de l’amour du pouvoir. Oui, avec quelques nuances cosmétiques, avec un vocabulaire qui pourrait donner le change et de bonnes intentions parfois, mais pourtant il s’agit bien de la même marchandise : contrôler, dominer, garder sous influence…


Je n’aurai pas la naïveté d’imaginer que l’année 2021 sera différente, mais j’aimerais toutefois rappeler une vérité toute simple, il y a un monde que je peux changer, le mien. Il y a un royaume pour lequel je peux choisir le mode de gouvernance, celui de ma vie. S’y engager, choisir d’y persévérer ne nous apportera probablement pas la richesse, la célébrité ou une quelconque forme de reconnaissance, mais il peut apporter la paix, une paix intérieure qui ne peut être détruite par les circonstances, qu’elles soient favorables ou pas. Ce sentier tracé par le Christ, foulé par des milliers d’anonymes propose un voyage qui nourrit l’âme, qui rassasie le cœur et qui, en toute discrétion, dissémine des semences de vie, de guérison, de restauration et d’espérance.


En toute intimité, dans l’isoloir de notre vie intérieure, nous devons faire le choix à chaque instant entre deux bulletins à déposer dans l’urne de nos désirs : « Le Pouvoir de l’Amour » ou « l’Amour du Pouvoir ». Ce n’est jamais gagné, ce n’est jamais perdu, mais l’accumulation du « bon vote » nous rendra notre dignité d’ambassadeurs authentiques du Royaume de l’Amour.


Et puis, n’oublions pas, en 2021, comme pour les années précédentes, nous ne pouvons donner ce que nous n’avons pas, nous ne pourrons pas partager le pouvoir de l’amour, si nous ne prenons pas le temps de nous laisser remplir de cet amour par celui qui nous a aimés le premier.


Que cette nouvelle année soit connue dans nos cœurs comme celle où le pouvoir de l’amour règne et irrigue nos vies.


Philip







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