Porter du fruit... Fête des mères


Elle a attendu que vienne la saison, patiemment, tranquillement, mais au fond d’elle, elle savait que ce jour arriverait. Tout en elle le lui disait, et puis le printemps a triomphé. Elle rêvait du fruit à venir, ce fruit qui ne serait que le prolongement d’elle-même.

Elle l’a senti avant qu’un regard extérieur ne puisse le discerner, il était elle, tout en étant un autre, ils étaient un, mais ils étaient distincts. Et puis c’est devenu visible, il prenait forme, même les passants inattentifs l’ont remarqué, c’était évident, cette rondeur nouvelle qui s’imposait, qui pesait même et parfois, la faisait se

pencher un peu en avant. Ce n’était pourtant pas un poids qui fait mal, c’était une charge d’amour, de douceur à venir… à venir et d’avenir, parce qu’elle le savait aussi, c’est par lui que sa vie un jour se prolongerait dans cette chaine ininterrompue du vivant.


Les regards extérieurs se faisaient plus pressants, ils s’attardaient plus longuement sur ce doux renflement, ils l’ont vue rougir, bien qu’il n’y ait aucune honte. Rougir, de plaisir, de fierté, de joie ; la joie de la vie qui triomphe et qui s’offre aux regards, la joie de la maturité, le moment tant attendu était enfin arrivé, le fruit était prêt ! Vous l’avez bien évidemment compris, je parlais de la plante de fraisier…


Attendez avant de vous fâcher !

Les fruits ne sont-ils pas aux plantes ce que les enfants sont aux mamans ?

Nous ne sommes pas tous « mère », mais nous avons tous une maman, nous avons été ce fruit issu d’elle avant de nous en détacher, alors au nom de tous les « Enfants-Fruits » du monde, je veux dire « Merci Maman !!! »

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